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La Banque ING a décidé d’engager un virage digital et de transformer son modèle d’affaires. Cela se fera au détriment de l’emploi : on parle de 3 150 postes de travail qui passeraient à la trappe chez ING Belgique. C’est la procédure Renault qui est engagée avec une procédure de licenciements collectifs. Le coup est dur pour le personnel et pour le pays. L’intégration de Record Bank au sein d’ING fera passer le réseau d’agences de 1 250 à 650 dont les trois quarts seront des agences indépendantes. La banque néerlandaise se met à l’heure de la globalisation. Elle va ainsi créer une plateforme unique pour la Belgique et les Pays-Bas en partageant l’infrastructure informatique et opérationnelle et en harmonisant les produits pour le Benelux.

1. Comment cette procédure de licenciements va-t-elle se concrétiser en interne ? Bien qu’il soit encore trop tôt pour définir les contours exacts de ces départs, le plan prévoit une diminution des effectifs de 3 150 personnes à partir d’aujourd’hui et jusqu’en 2021. Après des départs naturels, cela induira 1 700 licenciements secs et une réduction des coûts de l’ordre de 550 millions d’euros pour 2021. Les licenciements ne seront pas ciblés sur des tranches d’âge précises ou des départements particuliers. “Nous regarderons les compétences et les comportements et ferons en sorte de choisir la meilleure personne pour chaque poste. Nous allons informer les différents employés de ce que nous avons l’intention de faire. Nous allons nous mettre autour de la table et beaucoup discuter” , avoue Rik Vandenberghe, le CEO d’ING Belgique qui semblait très affecté lors de l’interview que nous avons eue en marge de la conférence de presse. La direction entend accompagner chaque personne dans sa recherche d’un nouvel emploi. “Nous prendrons nos responsabilités” , confie le patron de l’entité belge.

2. Ces mesures si brutales étaient-elles inévitables ? Ne pouvait-on pas opérer de façon plus souple ?

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