Comme à son habitude, l'exécutif européen ne détaille pas la nature des concessions offertes. Mais, selon deux sources proches du dossier, elles portent sur les véhicules utilitaires, le secteur jugé problématique par la Commission, gardienne de la concurrence dans l'UE.

Le 17 juin dernier, c'est précisément à cause de ce segment, où les deux groupes ont "une position forte" que la Commission a ouvert une enquête approfondie sur cette fusion.

La solution offerte par les deux constructeurs, c'est de produire des véhicules utilitaires dans leurs usines (en l'occurrence celles de PSA) et de mettre le nom d'une autre marque (en l'occurrence Toyota), ont indiqué les deux sources proches du dossier.

L'une d'entre elles a dit à l'AFP que ce remède "devrait permettre d'obtenir le feu vert de la Commission sur la fusion".

PSA fabrique déjà des véhicules Toyota dans deux usines, et il est donc relativement facile d'augmenter les volumes sur ces sites.

Le marché des véhicules utilitaires, des modèles techniquement rudimentaires mais vendus à bon prix, est très lucratif en Europe.

PSA pesait en 2019 plus d'un quart de ce marché sur le continent. Le groupe Fiat ajoute 9% supplémentaires. L'ensemble cumulerait donc plus de 34% de part de marché, soit deux fois plus que le numéro 2, Renault, qui est à 16,4%.

Contacté par l'AFP, un porte-parole de PSA a simplement indiqué que les deux groupes "avaient transmis à la Commission européenne des propositions pour répondre aux questions soulevées" dans le cadre de son enquête approfondie. Il n'a pas voulu en dire davantage. FCA n'était de son côté pas immédiatement joignable.