Un conseil d’entreprise extraordinaire a eu lieu ce mercredi au sein du groupe Solvay. Celui-ci annonce vouloir procéder à une réorganisation au niveau mondial. En Belgique, 101 emplois seront supprimés au siège de Neder-over-Heembeek mais 37 nouvelles affectations seront également créées, ce qui fait monter la suppression nette d’emploi à 64. Certains travailleurs pourraient donc se voir réaffectés.

Pas de procédure Renault

Selon syndicats comme direction, il n’y aura pas de procédure Renault à part entière comme cela peut se faire lors de licenciements collectifs pour des raisons de seuil. Il y a bien une procédure d’information et de consultation liée à la CCT 24 (convention collective de travail) mais pas d’indemnité (liée à la CCT 10. Le licenciement doit pour cela concerner au moins 10 % des travailleurs pour cette taille d’entreprises).

Enfin, il s’agirait ici majoritairement de cadres concernés par la réorganisation, apprend-on d’une source proche du dossier. Le groupe devrait privilégier les départs volontaires dans un premier temps, nous indique Pierre Merveille, permanent syndical du Setca. “Reste à voir le succès de cette procédure et comment la direction s’adaptera”, ajoute-t-il.

Pour rappel, l’entreprise, présente dans 64 pays, emploie environ 24 000 personnes à travers le monde, dont 1 700 en Belgique.

“Solvay réexamine en effet l’organisation de ses fonctions de support. La nouvelle réalité économique consécutive à la pandémie de la Covid-19 a accéléré la réorganisation” entamée en 2019, a communiqué pour sa part le groupe à l’issue du conseil d’entreprise extraordinaire ce mercredi.

Notons tout de même que la réorganisation commencée en 2019 était en partie due au ralentissement dans les secteurs aérien et automobile, gros clients de Solvay. La CEO Ilham Kadri avait d’ailleurs insisté pour continuer les investissements dans l’innovation dans ces secteurs pour doper le rendement différemment.

Digitalisation ?

En Belgique, cette réorganisation touche donc actuellement “les fonctions de support RH, les facilités, la communication, l’informatique, la communication, les finances, les achats et les fonctions industrielles, stratégiques et juridiques”, précise le groupe. En clair, rationaliser via la digitalisation.

“Dans le nouveau modèle d’organisation, les fonctions corporate et de support seront dirigées de manière centralisée et déployées localement en fonction des besoins, en appliquant les mêmes normes, processus et outils à travers toutes les entités et en veillant à une meilleure efficacité opérationnelle au sein du groupe. Nous voulons mieux soutenir nos business, pour poursuivre et accélérer le rebond commercial et assurer la pérennité de Solvay dans le long terme”, assure pour sa part l’équipe de communication de Solvay.