Ce lundi, les enseignes ont été nombreuses à annoncer leur fermeture, que ce soit dans le domaine du commerce ou de l’hôtellerie

Les annonces de fermeture de magasins se sont succédé tout au long de la journée de lundi : Decathlon, JBC, Promod, les chausseurs Maniet, Luxus et Torfs, les magasins d'électro-ménager Fnac et Vanden Borre… Dans la majorité des cas, les enseignes n’ont pas attendu la fin de la journée pour fermer leurs portes. Le commentaire est chaque fois identique : protéger clients et collaborateurs. Non sans reconnaître que la consommation est logiquement ralentie et les clients peu nombreux dans les rues commerçantes.

Ce qui impacte également les enseignes de restauration à emporter. Exki a ainsi décidé de fermer tous ses points de vente lundi soir (en Belgique comme ailleurs dans le monde, soit 107 points de vente).

Les propriétaires de centres commerciaux et galeries réunis au sein du BLSC (Belgian Luxembourg Council for Retail and Shopping Centres) devaient d’ailleurs se réunir lundi soir à ce sujet. Et notamment discuter d’éventuelles solutions et d’une position commune en matière de flexibilité, d’horaires, voire de loyers. “Il est trop tôt encore pour évoquer une éventuelle diminution de loyer accordée par les propriétaires, indique un courtier. Dans d’autres pays qui sont plus loin dans le processus de confinement, il semble être entendu que les loyers sont dus – le propriétaire a aussi des obligations bancaires – mais que le sujet reviendra sur la table quand la crise sera passée.” Le problème se pose toutefois plus pour les commerces qui n’ont qu’un loyer fixe. Pour ceux dont le loyer est partiellement basé sur les ventes, d’emblée locataire et propriétaire sont liés.

Des taux d’occupation de moins de 5 % sont intenables

Dans le secteur de l’hôtellerie, lundi était aussi la journée du choix : fermer ou pas. Un choix qui s’est posé à tous les hôtels, quelle que soit leur catégorie, leur taille ou leur statut (associés à une chaîne ou indépendants). Certains étaient tenus par des contrats très stricts avec certaines sociétés (des compagnies aériennes notamment), mais ceux-ci ont été levés.

Dans leur chef, il n’y a en effet pas d’interdit, les mesures gouvernementales imposées à l’Horeca jeudi soir ne concernant que les restaurants et les cafés. Mais peut-on parler de choix quand il y a moins de 5 % de remplissage ? Parmi ceux qui ont décidé de fermer, pointons le Métropole, les Holiday Inn, le Président, le Marivaux, trois des cinq hôtels Thon, etc.

“Une crise sans précédent”, indique Rodolphe Van Weyenbergh, secrétaire général de la Brussels Hotels Association (représentant 15 000 des 17 000 chambres de la capitale), qui évoque “une cascade de fermetures”.