Le groupe chimique allemand BASF a fait état jeudi d'un bénéfice net en forte baisse, de 37% au premier trimestre, plombé par les effets de la pandémie de coronavirus, qui lui font renoncer à ses objectifs 2020.

"Le premier trimestre de 2020 n'était pas un trimestre normal. Cela sera la même chose pour le deuxième trimestre, et surement pour l'année entière", indique le patron du groupe Martin Brudermüller, cité dans un communiqué.

Le bénéfice net est ressorti à 885 millions d'euros au premier trimestre 2020, malgré un chiffre d'affaires en hausse de 7%, à 16,7 mds d'euros.

Au niveau de l'exploitation, BASF a dégagé un bénéfice hors effets exceptionnels (EBIT) en contraction de 6%, à 1,6 milliard d'euros.

Cette baisse est "largement attribuable à une plus faible contribution" de ses branches principales, notamment "chimie" et "matériaux", indique BASF.

La branche "chimie" du groupe affiche une baisse du résultat d'exploitation (EBIT) de 43%, quand sa branche "matériaux" chute de 35%, à cause du ralentissement de l'activité industrielle accusant les répercussions de la pandémie de coronavirus.

Le résultat des secteurs liés à la nutrition, à la santé et à l'agriculture continuent toutefois de croître, avec même "une demande additionnelle" en raison de la pandémie, selon le groupe.

"Le coronavirus a chamboulé le monde" et généré "une grande incertitude sur les marchés", qui rend "impossible de faire des prévisions pour le moment", ajoute Martin Brudermüller.

Invoquant cette raison, BASF annonce renoncer à ses objectifs pour 2020.

Le groupe anticipe dans tous les cas une baisse de ses volumes de ventes au second trimestre 2020, avant une "lente récupération" aux troisième et quatrième trimestre 2020.

BASF prévoyait en février une croissance de son chiffre d'affaires entre 60 et 63 milliards d'euros, et un bénéfice d'exploitation ajusté entre 4,2 et 4,8 milliards d'euros, malgré un "environnement plein de défis et d'incertitudes".