Lufthansa va supprimer 1.000 emplois administratifs en son sein, annonce mardi le groupe aéronautique allemand, maison-mère de Brussels Airlines. 

Il va en outre réduire le nombre de postes de direction de 20%. Cela fait partie d'une deuxième série de mesures dans le cadre du programme de restructuration, explique l'entreprise, qui a été fortement touchée par la crise du coronavirus. Lufthansa avait déjà annoncé précédemment une telle réduction au conseil d'administration. Des mesures similaires vont à présent être prises dans les filiales. Ce seront d'abord la division du fret, celle de la formation et le prestataire de services LSG Group, qui assure entre autres la restauration à bord, qui seront mis à contribution.

Lufthansa a affirmé que le financement du groupe était assuré maintenant que les actionnaires ont accepté le plan de sauvetage de plusieurs milliards d'euros du gouvernement allemand. L'entreprise a en outre déjà conclu des accords en Autriche et en Suisse sur une aide à ses filiales dans ces deux pays. Les négociations sont par contre toujours en cours avec l'Etat belge pour Brussels Airlines concernant une aide de plusieurs centaines de millions d'euros.

Dans la mesure du possible, Lufthansa veut apporter des changements sans procéder à des licenciements forcés. Sur un plan purement arithmétique, le groupe avait souligné, au plus fort de la crise, avoir 22.000 emplois à temps plein de trop en son sein. Des consultations sont actuellement en cours avec différents syndicats sur les contributions qui peuvent être demandées au personnel.