Le groupe français de pneumatiques Michelin a décidé d'interrompre la production de ses usines pendant "au moins une semaine" en Espagne, en France et en Italie à cause du coronavirus, a annoncé lundi matin un porte-parole.

Il s'agit de respecter "les mesures d'hygiène et de confinement mises en place dans ces pays", a expliqué ce porte-parole à l'AFP, précisant que cette décision était pour l'instant valable "jusqu'au dimanche 22 mars".

La fermeture "concerne plus de 20.000 salariés sur 21 sites industriels dans les trois pays, "les plus touchés en Europe par l'épidémie", a précisé le porte-parole. Ces mesures "pourront être prolongées" et le groupe "pourra être amené à prendre des mesures similaires pour d'autres usines Michelin en Europe".

Le manufacturier de pneumatiques indique "regarder les processus d'indemnisation" pour les salariés, "en fonction des dispositifs dans chaque pays".

L'arrêt de production sera effectif à partir de mardi matin, en raison du délai nécessaire pour arrêter les usines. La décision a été prise ce week-end "pour contribuer à l'effort des trois gouvernements de ralentir l'expansion de l'épidémie" et "pour assurer la protection maximale de nos salariés", a-t-on précisé de même source.

En France, la décision s'applique à 14 sites industriels qui emploient environ 10.000 personnes, c'est à dire l'ensemble des usines du groupe à l'exception de celle de Bassens, près de Bordeaux, qui fabrique des élastomères de synthèse exportés vers les usines Michelin du monde entier et qui est "indispensable à la poursuite des activités du groupe dans le reste du monde".

Concernant les sites de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) et Bourges (Cher), qui produisent pour l'armée, des vérifications sont en cours pour examiner si les contrats autorisent un arrêt total de la production.

En Espagne, un peu plus de 7.000 salariés sont touchés sur 4 sites, et en Italie environ 3.500 personnes sur 3 sites de production.

Concernant les activités tertiaires du groupe, le télétravail a été généralisé à l'ensemble des salariés, a indiqué le porte-parole.