L'initiative vise à relancer le tourisme et stimuler de nouveau l'audace de voyage, alors que la crise sanitaire a considérablement freiné les rêves et ventes de séjours à l'étranger. Au total, 240 agences de voyage indépendantes, membres du groupement Avitour, demandent aux autorités de rassurer les citoyens afin qu'ils voyagent à nouveau malgré la crise sanitaire. Outre la proposition d'assistance voyage, les agences réclament une assurance annulation Covid-19 lorsque une destination, estampillée verte ou orange au moment de la réservation, passe tout à coup au rouge. "De cette manière, le client a la certitude de pouvoir récupérer immédiatement son argent", fait valoir Avitour dans un communiqué de presse publié mardi.

Le groupement d'agences s'est inspiré d'une idée émanant des Iles Canaries, où le gouvernement régional a conclu une assurance Covid-19 avec Axa Espagne, garantissant aux touristes d'être couverts pour leurs frais éventuels liés à la crise du coronavirus (mise en quarantaine, hospitalisation,...). Le Portugal propose également une assurance similaire, moyennant une contribution financière.

Depuis la mi-mars et le déclenchement de la crise sanitaire du Covid-19 en Belgique, les ventes de voyage ont chuté de 86%, selon Avitour. "Cet été, seuls 18% des clients partent et nous enregistrons encore 14% de 'ventes'. Mais parmi elles, il y a souvent des dossiers réservés plusieurs fois gratuitement", pointe celui qui se présente comme le plus grand groupe indépendant d'agences de voyages en Belgique.

Avitour exhorte par ailleurs le gouvernement belge "à transposer d'urgence les directives européennes", alors que la Belgique est plus stricte que ne le permet l'Union européenne. "Des vacances hors de l'Europe, par exemple au Canada, en Tunisie, en Thaïlande ou au Japon, auraient pu être réalisées", regrette-t-il.

Les professionnels du voyage soulignent encore qu'il est impossible pour tous les Belges de voyager dans leur propre pays dans le respect des mesures sanitaires. "Les lieux de vacances en Belgique sont saturés, les trains touristiques supplémentaires sont supprimés...", relèvent-ils. Et de rappeler qu'en 2019, environ sept millions de Belges ont profité de vacances pendant les mois de juillet et août, dont seulement 13% en restant dans le Plat pays.

Cet appel aux politiciens est lancé en pleine haute saison touristique et à l'avant-veille d'un Conseil national de Sécurité.