Face à "la catastrophe sociale sans nom" que risquent les aide-ménagères, les syndicats demandent la fermeture du secteur, à l'exception de l'activité relative aux courses ménagères. 

La CSC, la FGTB et la CGSLB plaident également pour des mesures de soutien. Elles pointent le risque pour la santé des travailleuses et de leurs clients si l'activité des aide-ménagères se poursuit dans le contexte d'épidémie de coronavirus. "Le secteur des titres-services représente 140.000 travailleuses et plus d'un million d'utilisateurs, dont 24% dans la tranche des plus de 65 ans. Le risque est donc réel. Ajoutons à cela le fait que de plus en plus de clients sont chez eux, en raison du télétravail ou pour garder leurs enfants et on comprend vite l'urgence", soulignent les trois syndicats dans un communiqué.

Le chômage temporaire économique est loin d'être une solution tenable pour les aide-ménagères des titres-services. Leur bas salaire combiné au chômage temporaire risque de les enfoncer encore plus dans la précarité.

Le front commun syndical appelle les pouvoirs publics fédéraux et régionaux à prendre conscience de la gravité de la situation et à prendre des mesures de soutien. "A situation inchangée, nous courons tout droit vers une catastrophe sociale sans nom pour les aide-ménagères. Une réaction rapide est nécessaire pour éviter que ces travailleuses à bas salaires ne sombrent totalement dans la précarité."

Lundi soir, des sociétés de titres-services annonçaient la suspension de toutes les prestations titres-services à partir de lundi et jusqu'au 4 avril inclus.