Le gouvernement a défini les contours du troisième volet de mesures destinées à aider les salariés, les indépendants et les entreprises touchés par la crise du coronavirus. Outre l'extension, entre autres, du chômage temporaire, des droits passerelle ou du congé parental "spécial corona", il y aura également des propositions sectorielles spécifiques, telles qu'une réduction de la TVA pour l'hôtellerie et la restauration (de 12% à 6% pour les repas et 21% à 6% pour les boissons). La diminution serait valable jusqu'à la fin de l'année.

Les frais de restaurant pour les entreprises et indépendants seraient par ailleurs déductibles à 100%, contre 69% actuellement. Les coûts des réceptions et autres événements seraient également déductibles à 100% de l'impôt des sociétés et des personnes physiques.

Les employeurs pourraient par ailleurs acheter des chèques Horeca pour leurs travailleurs. Ceux-ci devraient être échangés dans des établissements belges. Ils seraient exonérés de cotisations et valables pendant un an.

Ne rien faire pour ce secteur durement touché coûterait cher, selon une note interne au gouvernement. La perte de recettes pour l'Etat pourrait s'élever à 1,4 milliard d'euros.

Le gouvernement veut également faire des propositions pour accorder une prime unique de 250 euros aux plus faibles revenus, dont les bénéficiaires du revenu d'intégration, les personnes handicapées ou les personnes âgées bénéficiant de la GRAPA.

Une reprise délicate

Les exploitants Horeca s'attendent à une reprise d'environ un tiers des niveaux d'avant la crise. "Or, la grande majorité d'entre eux disent qu'ils ont besoin des trois quarts de leur clientèle pour être rentables", souligne le SNI. L'organisation d'indépendants demande d'un côté aux villes et communes de donner aux exploitants la possibilité de mettre des tables et des chaises à l'extérieur et, de l'autre, au Conseil National de Sécurité de communiquer clairement sur la manière de consommer en toute sécurité.

La crise du coronavirus a porté un coup dur à l'horeca. Selon le SNI, la moitié des entrepreneurs craint de se retrouver en très grande difficulté et de devoir licencier du personnel. Un quart d'entre eux pensent qu'ils vont faire faillite.

"Même si les entrepreneurs réalisent que la réouverture ne sera pas forcément rentable, les trois quarts le feront, principalement parce qu'ils ont besoin de liquidités pour payer les frais de fonctionnement tels que les factures (énergétiques) et le loyer", indique le SNI.