La politique de maîtrise des coûts salariaux par le biais du saut d'index, du tax shift et de la réforme de la loi sur la norme salariale au cours de la législature qui s'achève a eu des effets positifs importants sur l'emploi privé, se félicite vendredi dans un communiqué la Fédération des Entreprises de Belgique sur base d'une étude de la KUL. Selon deux économistes de l'université louvaniste, sur les 133.000 nouveaux postes créés dans le privé entre 2014 et 2018, 73.000 sont le résultat des mesures gouvernementales.

Par ailleurs, le nombre de travailleurs indépendants a augmenté de 35.000 unités, l'emploi dans le secteur de l'aide sociale et des soins de santé de 50.000 unités et l'emploi dans le secteur public de 12.000 unités, relève la fédération patronale.

"Si nous voulons augmenter davantage notre taux d'emploi, nous devons poursuivre sur la voie empruntée. Une voie qui passe par des entreprises plus compétitives qui peuvent croître, osent investir dans l'avenir et créent ainsi de la prospérité et des emplois", a trouvé la force de commenter l'administrateur délégué de la FEB Pieter Timmermans, pourtant affaibli par une grippe qu'il a révélée via Twitter.

Si les mesures de maîtrise ou de réduction des coûts du travail ont été "un cadeau pour l'emploi", la fédération souligne qu'il convient de "poursuivre les efforts". Elle propose donc une nouvelle baisse des cotisations patronales de 25% à 20% sur la période 2020-2024, ce qui "stimulera plus avant la demande de main-d'œuvre dans le secteur privé".