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Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, s'est refusé mardi à envisager la faillite d'un Etat, comme le préconisent certains économistes dans le cadre de la crise actuelles des dettes souveraines. Il a égratigné au passage "les conseilleurs", qui "sont rarement les payeurs". "Laisser partir en faillite une petite banque, c'est toujours envisageable", mais le raisonnement est différent pour les acteurs systémiques, qu'il s'agisse d'une banque ou d'un Etat, a-t-il dit en substance, rappelant les effets catastrophiques de la faillite de Lehman Brothers. "Beaucoup d'observateurs sont prêts à voir le bateau prendre l'eau, du moment qu'ils sont sur la rive", a-t-il ajouté, avant d'appeler à "regarder le CV" des analystes qui appellent à la restructuration des Etats. "Je peux comprendre qu'un spéculateur donne des informations qui alimentent sa logique de spéculation". "Les conseilleurs sont rarement les payeurs", a-t-il embrayé, en revenant sur l'affaire Fortis. "On m'avait conseillé le stand-alone. (...) Mais nous serions dans une situation bien plus dramatique si nous avions eu tout seuls Fortis sur les bras, surtout en affaires courantes", a-t-il dit.