La nouvelle de la transaction, dont le montant n'a pas été dévoilé, est sortie ce mardi dans les médias américains et a été confirmée par les deux entreprises.

"Nous avons signé un accord pour être rachetés par Amazon et avons hâte de travailler avec eux tandis que nous continuons à construire des outils faciles d'utilisation pour les entrepreneurs", a fait savoir Martin Rushe, fondateur et patron de Selz il y a un mois sur le site web de la société.

La multinationale américaine n'a pas souhaité donner plus d'informations sur l'avenir de la start-up en son sein. Les deux entreprises ont simplement précisé que rien ne changeait pour les clients actuels de Selz, pour l'instant.

Une relation mutuellement bénéfique ?

Amazon tire une part conséquente de ses immenses revenus de sa plateforme de commerce en ligne, grâce à ses propres ventes mais aussi grâce aux commissions sur les ventes par des tiers, essentiellement des PME.

Le sujet est devenu brûlant, car de nombreuses sociétés et des autorités de régulation de la concurrence reprochent au groupe de Seattle d'être à la fois juge et partie sur le site, et d'utiliser à son compte les données sur les produits et les clients des PME.

Jeff Bezos, le fondateur et patron d'Amazon, se défend régulièrement d'exploiter les utilisateurs de la plateforme de e-commerce, et assure, au contraire, que la relation est mutuellement bénéfique.

"Les marchands tiers nous bottent bien les fesses", écrivait-il ainsi en 2019 dans une lettre aux actionnaires, où il soulignait que les ventes des tiers étaient passées de 3 % en 1999 à 58 % en 2018.

Mais la pression monte à Bruxelles et Washington contre les grands groupes technologiques accusés de verrouiller des marchés et d'abuser de leur position dominante via leurs acquisitions et leurs tactiques. Des poursuites ont été lancées récemment contre Google et Facebook aux Etats-Unis, et Amazon et Apple sont aussi dans le viseur des autorités.