On le sait, la société Liberty Steel à Liège a demandé et obtenu, le 11 mai dernier, d’être placée sous Procédure de Réorganisation Judiciaire (PRJ). Ce “statut” lui a été accordé par le Tribunal de l’Entreprise de Liège pour mettre le sidérurgiste à l’abri de ses créanciers et ce, jusqu’au 31 juillet prochain.

Cette période de protection devait être mise à profit par l’entreprise pour adopter une nouvelle stratégie, dégager de l’argent frais voire trouver de nouveaux partenaires ou encore un repreneur.

Depuis quelques semaines, il était également question de solliciter la Région Wallonne pour lui demander de dégager des fonds en vue de sauvegarder les 760 emplois liégeois répartis sur les sites de Ferblatil à Tilleur, Galva IV et V à Flémalle.

Il semble que cette sollicitation ait trouvé une oreille attentive du côté de Namur et plus précisément à la Sogepa, le bras financier de la Région wallonne.

En effet, selon nos informations, la Région wallonne devrait proposer, au travers de la Sogepa, d’octroyer un prêt à la société LLD (Liberty-Liège-Dudelange) afin qu’elle puisse poursuivre ses activités pendant une période de temps limitée à la durée strictement nécessaire pour organiser une procédure de recherche de repreneurs. En clair, selon la volonté wallonne, il serait question d’aider les travailleurs des trois sites industriels, tout en se libérant de l’actionnaire actuel.

Cette proposition de la Région serait subordonnée à des conditions strictes qui visent notamment à garantir le remboursement intégral de ce prêt wallon et à l’organisation d’une procédure de vente à laquelle la Sogepa devrait être étroitement associée. Moyennant le respect des conditions posées par la Région et, si tel est le cas, la faillite de la société pourrait alors être évitée.

La balle est maintenant dans le camp des actionnaires actuels qui devront, à court terme prendre attitude.

Rappelons que selon les chiffres qui circulent au sein même de l’entreprise, les dettes constatées au moment de la mise sous PRJ dépassaient les 60 millions.

Enfin, si GFG Alliance, l’actionnaire de LLD acceptait l’idée de la vente, il faudrait alors voir si les repreneurs éventuels seraient intéressés par une reprise globale des outils ou par uniquement les plus rentables d’entre eux.