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Le groupe d'assurances Ageas, successeur de Fortis Holding, a annoncé mercredi, en marge de ses résultats semestriels, qu'environ 290.000 investisseurs ont fait une demande de compensation après la débâcle de Fortis en 2008. 

L'assureur, qui a dégagé 1,3 milliard d'euros pour indemniser les investisseurs lésés, espère y voir plus clair d'ici la fin de l'année sur le nombre de personnes qui ont réellement droit à une indemnisation. 

L'assureur a averti d'une possible "dilution" due au fait que le montant prévu risque d'être réparti entre davantage de réclamations que ce qui était attendu. Mais l'ampleur de cette dilution n'est pas claire du tout à ce stade. 

"Tous les dossiers doivent d'abord être contrôlés par rapport à de possibles erreurs, doublons, etc. Après cela, le nombre définitif de demandes sera connu et nous pourrons commencer les calculs", explique un porte-parole du groupe d'assurances.

Une organisation indépendante est aux manettes pour gérer les plaintes: la société américaine Computershare, spécialisée dans les actions collectives ("class actions").

Il est donc encore trop tôt pour savoir ce que touchera l'ancien actionnaire de Fortis lésé par la chute du bancassureur. Plusieurs facteurs seront pris en compte, comme la période de possession des actions, le fait d'être un plaignant actif ou pas, etc.

A la fin juin, 159.000 plaintes sur les 290.000 déposées ont déjà reçu une indemnisation partielle pour un montant total avoisinant 593 millions d'euros, selon Ageas.