Lego a pris la décision d'interrompre durant les 30 prochains jours toute promotion sur les réseaux sociaux. 

Le fabriquant de jouets attend de voir si les plateformes feront des efforts pour lutter contre les discours haineux, les discriminations et les fake-news pendant cette période, a annoncé mercredi Lego. La décision de la société danoise s'inscrit dans le cadre des débats sur le racisme et le colonialisme. En prenant cette mesure, Lego emboîte le pas à de nombreuses autres entreprises, qui ont décidé, au lendemain des grandes manifestations antiracistes, d'arrêter la promotion de leurs produits sur Facebook et de priver ainsi le réseau social de ses revenus publicitaires.

La société a déclaré qu'elle s'engageait à "avoir un impact positif sur les enfants et le monde dont ils hériteront" et s'efforçait de contribuer à "un environnement numérique positif et inclusif, exempt de discours de haine, de discrimination et de désinformation". Lego souhaite investir dans d'autres canaux et travailler avec des partenaires pour "créer un monde numérique plus fiable".

À ce jour, quelque deux cents marques, dont Coca-Cola, Levis, Starbucks et Unilever, ont décidé de boycotter Facebook. Cette démarche fait suite à une demande de certains mouvements américains de défense des droits civils. Ces derniers reprochent entre autres à Facebook de ne pas supprimer les messages appelant à la violence contre les manifestants de mouvement Black Lives Matter. Ils estiment également que peu de mesures sont prises afin de lutter contre les fake news.

Sous la pression, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a annoncé vendredi dernier que Facebook adoptera une position plus stricte à l'encontre des publicités de nature raciste ou discriminatoire.