Le gouvernement flamand a notamment annoncé avoir réservé un montant de 4,3 milliards d'euros pour son plan de relance, baptisé "Résilience flamande", et faisant suite à la crise du coronavirus.

"Nous voyons un gouvernement flamand qui veut vraiment œuvrer en faveur des investissements et de l'innovation, qui met la barre haut afin de faire la différence et de positionner la Flandre en tant que région européenne de pointe", se réjouit l'administrateur délégué du Voka, Hans Maertens.

Quant à l'organisation patronale Unizo, elle se dit "enthousiaste par rapport à la politique d'investissement ambitieuse" affichée.

Au Syndicat neutre pour indépendants, on affiche un double sentiment. Certes, les projets du gouvernement flamand sont ambitieux, salue le SNI qui regrette cependant l'absence de réponses concrètes proposées aux entrepreneurs actuellement englués dans la crise.

De son côté, l'aile flamande d'Agoria, la fédération du secteur technologique, estime que le gouvernement flamand a identifié les bons défis. "Le gouvernement flamand est sur la bonne voie grâce à des choix politiques intelligents mais il faut maintenant vraiment avancer vers une société numérique et durable et donner un coup d'accélérateur pour devenir une région européenne de pointe", a-t-elle souligné.

Les syndicats chrétien ACV, socialiste ABVV et libéral ACLVB demandent, eux, plus de clarté sur les projets de relance du gouvernement flamand. "Le ministre-président Jambon annonce 4,3 milliards d'euros d'investissements, avec beaucoup d'attention accordée à la brique et au ciment, mais il faut également investir suffisamment dans l'humain", soulignent-ils dans une réaction commune, estimant que la place des travailleurs dans la relance reste vague.

Les syndicats saluent en revanche l'attention portée aux soins de santé et au personnel soignant ainsi qu'à l'enseignement.