Malgré la crise, le groupe de distribution Delhaize a réalisé de meilleurs résultats que prévu en 2008. Le bénéfice net a atteint 467,1 millions d'euros, ce qui représente une hausse de 13,9%. Le bénéfice d'exploitation a quant à lui progressé de 3,4% alors que l'entreprise misait sur une hausse de 0 à 3%. Delhaize prévoit par ailleurs un bénéfice d'exploitation en hausse cette année de 0 à 3%.

Le chiffre d'affaires du groupe s'est élevé à 19 milliards, en hausse de 0,4%. En Belgique, le chiffre d'affaires a grimpé de 2,2% et de 2,5% aux USA, un marché très important pour Delhaize. "Le marché belge a connu un démarrage lent mais une amélioration spectaculaire", a souligné Pierre-Olivier Beckers, CEO du groupe.

Au quatrième trimestre et malgré la crise, Delhaize a enregistré un bénéfice net, sur base comparable et sans les coûts uniques, en hausse de 32,8% et un chiffre d'affaires en hausse de 4,4%. Delhaize va proposer un dividende d'1,11 euro par action, en hausse de 2,8%.

Ayant économisé 60 millions d'euros en 2008, Delhaize prévoit d'économiser 100 millions d'euros cette année. Des licenciements ne sont pas prévus mais l'accent sera mis sur la productivité. L'automatisation du centre de distribution de produits frais en Belgique et un transport plus efficace aux USA devraient aussi permettre des économies. "Tout cela avec des centaines de petites mesures", a souligné M. Beckers. Un choix élargi et des prix compétitifs restent les éléments principaux de la stratégie de Delhaize.

Quant à la crise entre Unilever et Delhaize au sujet des prix des produits Unilever, elle n'a pas eu d'impact sur la clientèle. "Non, nous n'avons pas eu moins de clients durant cette période", a insisté M. Beckers. Enfin, Delhaize, qui a lancé un magasin low-cost à Gembloux, pourrait installer d'autres magasins de ce type dans le pays après une série de tests.