Le secrétaire d’Etat à la Mobilité, Etienne Schouppe (CD&V), est soupçonné de délit d’initié. Une perquisition aurait été menée fin de la semaine dernière à son domicile à Liedekerke, selon l’information parue lundi dans "Het Laatste Nieuws". L’instruction a été ouverte à la demande du parquet général de Bruxelles qui a reçu de la Commission bancaire, financière et des assurances (CBFA) un dossier dans lequel il apparaîtrait que M. Schouppe a vendu en Bourse, début mai, un paquet d’actions KBC Ancora. Soit juste avant la troisième intervention des pouvoirs publics et donc avant que le cours de Bourse ne chute Lundi, le parquet général de Bruxelles a confirmé avoir ouvert une enquête judiciaire. A la CBFA, le porte-parole a précisé qu’elle avait décidé de ne pas continuer l’enquête elle-même, vu qu’Etienne Schouppe est secrétaire d’Etat et que la Constitution prévoit une procédure spécifique pour les ministres et les secrétaires d’Etat. Il n’a par contre rien voulu dire sur le moment précis où les transactions ont été effectuées et sur le nombre d’actions concernées.

Pour sa part, Etienne Schouppe a démenti "qu’une seule information de tiers ait joué un rôle". Il a souligné lundi qu’il n’avait jamais été concerné par la gestion du dossier KBC au sein du gouvernement et qu’à cet égard, il ne s’était jamais entretenu avec ses collègues mêlés à la négociation. Il a également précisé qu’il était un investisseur actif depuis trente ans, qu’à ce titre il achète et vend régulièrement des actions et qu’il s’en était toujours occupé personnellement sans jamais s’informer auprès de tiers. M. Schouppe a enfin indiqué avoir assuré le magistrat chargé de l’enquête de toute sa collaboration, l’autorisant notamment à perquisitionner le cas échéant, et bien qu’il n’y soit pas obligé, son domicile et son bureau. (Belga)