Christina Foerster quittera son poste de CEO de Brussels Airlines après un court mandat, puisqu’elle était arrivée en février 2018.

Pour Didier Lebbe, permanent de la CNE, "on se demande si le départ est réellement voulu. Est-ce 'le premier départ volontaire' prévu par le plan reboot ?" ironise-t-il, en insistant sur le fait que ce plan de départ est déjà fortement critiqué par le personnel.

Reste à voir, selon le syndicaliste, qui va la remplacer. Un Allemand ? Un Belge ? Comment le successeur va-t-il pouvoir atteindre les objectifs de 8% de marge bénéficiaire d’ici 2022 ? Va-t-il réussir à demander les investissements nécessaires pour réaliser ces ambitions ? Syndicats et personnel restent dans le flou.

"Il a été question de liberté totale pour Brussels Airlines au sein de Lufthansa, mais sans moyens financiers, c’est difficile", précise-t-il.

A propos du bilan de Christina Foerster, Didier Lebbe revient sur son parcours chahuté, mais se demande aussi "est-ce qu’elle préfère un poste de commerciale à Lufthansa plutôt que d’être CEO chez Brussels Airlines ? C'est la question. On se demande un peu si les rats quittent le navire...".

Des rumeurs circulent à propos du retour de Bernard Gustin, le précédent CEO, mais ça semble très peu probable, ce que confirment plusieurs sources. Aux dernières nouvelles, le Belge Dieter Vranckx serait en en pole position pour succéder à Christina Foerster. Un choix soutenu par les syndicats dans leur ensemble. Le conseil d'administration devrait se prononcer cette semaine.