Les agents dénoncent le fait que la direction ne les a pas suffisamment informés des plans de restructuration de la banque. Ils regrettent également la manière dont ils ont été poussés vers la sortie.

En cas de réorganisation du réseau de distribution, Nagelmackers est tenu d'informer les agents bancaires concernés du nombre d'agences qui seraient visées, des raisons de la restructuration envisagée ou encore des indemnités d'éviction, détaillent les plaignants. Or ces sollicitations demeurent lettres mortes.

"En excluant délibérément l'association professionnelle de l'échange d'informations et en ne transférant pas les informations à temps à BZB-Fedafin ainsi qu'aux agents, la banque viole le code de conduite. Nous ne voyons pas d'autre choix que d'aller en justice", déclare Albert Verlinden, président de BZB-Fedafin.

Cette absence de communication entraîne également un préjudice économique pour les agents concernés. "Comment peuvent-ils maintenir une relation à long terme avec leurs clients dans de telles circonstances? Et quid du sort des investissements en cours et du personnel... ?", interpelle BZB-Fedafin.

L'association professionnelle réclame une amende de 50.000 euros par infraction et par jour.

En 2015, la banque Nagelmackers, qui se focalise sur le segment des clients particuliers fortunés, est passée aux mains d'un propriétaire chinois, le groupe public Dajia (ex-Anbang). Les travailleurs regrettent que les conditions de travail se soient compliquées depuis lors. La banque tente de se défaire d'activités inintéressantes au prix le plus bas possible, aux dépens de ses agents et de ses clients, dénoncent certains.