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Le développement des agro-chèques est un jeu qui peut en valoir la chandelle. L'an dernier, la bagatelle de 2,9 milliards d'euros ont été émis sous forme de chèques-repas et d'éco-chèques.

Alors que la Fédération wallonne de l'agriculture (Fwa) a annoncé, à l'occasion de la Foire agricole de Libramont, travailler avec les sociétés émettrices de chèques-repas et d'éco-chèques (Sodexo, Edenred, Monizze) pour faciliter l'usage de ces chèques dans les exploitations agricoles qui pratiquent la vente directe, la Fugea rappelle jeudi qu'elle défend cette idée depuis un petit temps et se réjouit que la Fwa s'y rallie.

"Le développement des agro-chèques est un projet qui est explicitement repris dans nos cahiers de revendications et que nous avons défendu à plusieurs reprises notamment lors de l'affaire Veviba en mars 2018. Jusqu'à présent, le monde agricole ne s'était pas emparé de cette initiative. Nous sommes donc ravis que l'idée soit enfin relayée", a réagi jeudi le syndicat qui défend une agriculture paysanne.

"Surtout, nous espérons que nous pourrons aboutir ensemble à une solution: permettant aux agriculteurs et autres coopératives en circuit court de pouvoir accepter ce type de paiement et orientant les consommateurs vers les circuits transparents et rémunérateurs pour les agriculteurs", ajoute la Fugea.

En théorie, il est déjà possible d'acheter dans les fermes qui pratiquent la vente directe des produits bios avec des éco-chèques et tous produits alimentaires avec des chèques-repas. Mais en réalité, à l'une ou l'autre exception près, les exploitations agricoles qui pratiquent la vente directe ne disposent pas des terminaux de paiement électronique nécessaires.

La Fwa a annoncé le week-end dernier qu'elle travaillait pour lever ces freins logistiques.

Le jeu peut en valoir la chandelle. Plus de 70.000 entreprises en Belgique octroient des chèques-repas à leurs travailleurs et plus de 80.000 des éco-chèques. L'an dernier, la bagatelle de 2,6 milliards d'euros ont été émis sous forme de chèques-repas et 256 millions d'euros sous la forme d'éco-chèques.