BeeBonds, la plateforme belge de crowdlending (prêt d'argent sur une période définie) agréée par la FSMA, a frappé fort. Elle a permis de lever 2,5 millions d'euros à destination de deux entreprises fortement touchées par la pandémie du Covid-19. Il s'agit de Pitaya et Yoga Room, "deux projets atypiques dotés de business plans solides et ambitieux en matière de croissance", précise BeeBonds.

Pour la plateforme, il est vital d'identifier les acteurs économiques viables et de leur offrir les moyens d'accomplir leurs projets. "Il est crucial pour les entrepreneurs de talent de trouver des soutiens pour traverser la crise, identifier les opportunités de marché et mobiliser toutes les énergies positives pour avancer malgré les vents contraires. Nous voyons aujourd’hui plus que jamais l’utilité d’une plateforme comme la nôtre. Alors que le secteur bancaire tend à réduire les crédits par réflexe sécuritaire, nous permettons à chaque citoyen de soutenir des projets porteurs de futurs emplois, de bien-être et de convivialité", détaille Joël Duysan, CEO de BeeBonds. "Même si les salles de yoga et de restaurants sont fermées, nous avons déjà collecté plus d’un million d’euros pour Yoga Room et Pitaya, deux projets en cours de financement."

Plusieurs centaines de citoyens pour plus de deux millions d'euros

Actuellement, Yoga Room a collecté 1,4 sur un objectif de 2 millions d'euros, et Pitaya 1,1 sur un objectif de 1,3 million d'euros. "Chaque tranche de 130 00 euros levée nous permet de planifier l’ouverture d’un restaurant Pitaya, avec une quinzaine d’emplois à la clé par ouverture. Notre business model s'adapte au confinement car nous restons ouverts en take-away et livraison, tout en réduisant proportionnellement nos coûts, ce qui nous permet de rester profitables", se félicitait notamment Marco Tessaro, administrateur délégué d’Alpha Thaï Benelux, master franchise de Pitaya. "J'ai été vraiment étonné de l’efficacité de BeeBonds : j’ai rencontré l’équipe mi-décembre et fin janvier j’avais déjà les premiers fonds collectés sur le compte de Pitaya. C’est très émouvant car vous voyez le nom de chaque investisseur à côté des montants."

"Le fait d’abaisser à 500 euros le montant minimum pour participer au financement a permis au plus grand nombre de soutenir le projet Yoga Room. Je suis très reconnaissant à tous les participants qui croient dans notre capacité de réaliser nos ambitions", soulignait pour sa part Pierre Rousseaux, fondateur de Yoga Room.

Les deux levées de fonds sont prolongées jusqu’au 28 avril pour Pitaya, et au 7 juillet pour Yoga Room.