La chaîne de supermarchés Carrefour a confirmé qu'une perquisition avait été effectuée lundi à son siège d'Evere. 

L'auditorat de l'Autorité belge de la Concurrence (ABC) a indiqué qu'il effectuait des perquisitions auprès d'entreprises actives dans le secteur de la grande distribution "suspectées d'avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le cadre d'une alliance d'achats relative à des produits de grande consommation". Une porte-parole de Colruyt a précisé que l'entreprise n'était pas concernée. Chez Lidl, il n'est pas question non plus de perquisitions, selon une porte-parole. Personne n'a encore pu être joint chez Delhaize, Albert Heijn et Aldi. Le porte-parole de Carrefour a souligné que l'entreprise coopérait pleinement à l'enquête et qu'elle se conformait à la loi pour toute pratique commerciale.

De son côté, la fédération du commerce Comeos indique n'avoir "aucune information sur les perquisitions et en attendre les résultats".

Contacté par l'agence Belga, l'auditeur général n'a lui pas souhaité préciser le nom des entreprises visées par les perquisitions ou leur nombre. Celles-ci, qui ont nécessité le feu vert d'un juge d'instruction conformément à la loi, ont eu lieu dans "plusieurs endroits" du pays, a-t-il seulement révélé.

La perquisition constitue une étape préliminaire dans la lutte contre les pratiques anticoncurrentielles, rappelle-t-on. "Le fait de conduire de telles perquisitions ne préjuge en rien de l'issue de l'enquête elle-même", ajoute l'auditorat de l'ABC.