Berlin, Perpignan et Prague sont les destinations concernées. L'échéance pour introduire des demandes de sillons pour 2022 était fixée à la semaine dernière chez Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire.

Une deadline "très importante" pour Louis De Jaeger, l'un des entrepreneurs belges derrière Moonlight Express. Il espère pouvoir relier Bruxelles à la capitale allemande en passant par Liège et cela trois fois par semaine. Une autre ligne doit voir le jour entre Bruxelles et Perpignan, dans le sud de la France.

"Notre objectif est de relier Barcelone à Berlin en passant par Bruxelles", explique Louis De Jaeger, qui imagine le voyage comme une sorte de croisière en train. Les touristes embarqueraient le soir à Berlin, passeraient le lendemain une journée à Bruxelles avant de remonter dans le train vers Barcelone pour la nuit.

D'abord Perpignan

Dans un premier temps, c'est bien sur Perpignan que les deux entrepreneurs misent, car l'écartement des rails n'est pas le même en Espagne. Une solution serait de faire passer les trains de nuit par le réseau de trains à haute vitesse (même écartement) jusqu'à Barcelone, mais cela n'a pas encore été clarifié.

European Sleeper, une initiative de deux Néerlandais, souhaite relier Bruxelles à Prague via Amsterdam, Berlin et Dresdre. Ils travaillent pour ce faire avec la société de bus tchèque RegioJet.

Les deux entreprises sont en discussions avec la SNCB, qui serait l'opérateur de ces trains de nuit en Belgique. La société belge de chemins de fer a indiqué vouloir jouer un "rôle actif" et aborder ces nouvelles collaborations de la même manière que les trains de nuit de la société autrichienne ÖBB vers Vienne.

Les sillons ferroviaires seront connus en août, même si ces derniers ne constituent pas une garantie sur l'aboutissement des projets.