Descente aux enfers des bancaires

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Descente aux enfers des bancaires
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Les valeurs bancaires étaient encore malmenées vendredi sur les marchés boursiers alors que les rumeurs les plus alarmistes liées à la crise du "subprime" circulaient. Fortis et Dexia faisaient partie des titres les plus durement touchés. Ce qui expliquait la nouvelle dégringolade du BEL 20.

Dexia continue à souffrir des commentaires négatifs faits à propos de sa filiale américaine FSA spécialisée dans le rehaussement de crédit. Dans une note de recherche diffusée dans la matinée, la banque Dresdner Kleinwort indique avoir dégradé sa recommandation sur le titre Dexia de "conserver" à "alléger". Son objectif de cours passe de 21 à... 12,50 euros. Le bureau d'études rappelle que Bill Ackman, un gérant américain de hedge funds qui avait correctement prédit les déboires de deux spécialistes américains du monoline (rehaussement de crédit), pronostique désormais de lourdes pertes pour FSA.

En outre, les grands rehausseurs de crédit américains MBIA et Ambac ont perdu leur dernière note "AAA". Cette perte risque d'entraîner par ricochet de nouvelles dépréciations d'actifs de la part des banques et autres institutions financières, puisque ceux-ci seront considérés comme plus risqués.

Les raisons qui ont poussé le titre Fortis à la baisse seraient, elles, liées aux difficultés rencontrées par le groupe belgo-néerlandais à réaliser la vente de certains actifs d'ABN Amro aux Pays-Bas, dont celle imposée par les services européens de la concurrence.

Avertissement sur résulat

Certains analystes se demandent comment Fortis va finaliser le financement de sa part dans ABN Amro (24 milliards d'euros). D'où les craintes exprimées par certains d'entre eux d'une nouvelle augmentation de capital.

Du côté des banques américaines, c'est Merrill Lynch qui faisait les frais vendredi de rumeurs d'un possible avertissement sur résultat. La veille, sa rivale Citigroup avait indiqué qu'elle devrait procéder à de nouvelles dépréciations d'actifs. La crise du crédit qui a démarré avec la chute du marché immobilier aux Etats-Unis a déjà coûté 35 milliards de dollars à la première banque américaine, qui est l'établissement le plus touché avec UBS.

Ces mauvaises nouvelles en cascade pour le secteur financier ont accru la déprime sur les marchés boursiers, qui accusaient de nouveau des pertes sévères vendredi.

(avec AFP)

(Lire notre dossier dans "La Libre Entreprise" )

© La Libre Belgique 2008

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