L'ancienne ministre aurait touché quelque 600.000 euros entre novembre 2009 et décembre 2013, selon l'agence Bloomberg.

Rachida Dati a tenu à réagir par l'intermédiaire de son avocat, par voie communiqué, publié sur son compte Twitter. Olivier Pardo a fait savoir sa colère envers ces révélations et tacle sévèrement les journalistes : "Certains organes de presse et réseaux sociaux développent une campagne de dénigrement voire de diffamation insupportable à l'égard de Madame Rachida Dati à la suite d'informations non vérifiées quant à ses activités d'avocat auprès de l'Alliance Renault-Nissan".

Il dénonce le fait que les journalistes n'ont pas pris le temps et la peine de contacter personnellement sa cliente.

Il précise par la suite que l'ancienne ministre "est intervenue auprès de l'Alliance Renault-Nissan entre février 2010 et 2013 dans le cadre d'une convention d'avocat conforme aux règles posées par l'Ordre des avocats de Paris."

Il va plus loin en expliquant que des poursuites judiciaires vont être entamées : "Madame Rachida Dati n'entend ni violer le secret professionnel inhérent à la profession d'avocat ni laisser porter atteinte à son honneur et à sa considération ni être traitée différemment des nombreux autres parlementaires qui exercent la profession d'avocat. C'est pour cela que toutes les actions judiciaires seront entreprises. Madame Rachida Dati ne laissera plus son honneur être bafoué et agira contre tous ceux qui divulgueront de fausses informations."

L'ancienne ministre aurait touché quelque 600.000 euros entre novembre 2009 et décembre 2013.

Plus tôt dans la journée, on apprenait que l'ancienne Garde des Sceaux aurait touché une somme importante de la part de l'Alliance Renault-Nissan alors qu'elle était eurodéputée.

Celle qui venait de quitter le gouvernement de François Fillon aurait commencé à percevoir de l'argent de la part du groupe automobile en novembre 2009. La somme totale qui aurait été versée en quatre fois à Rachida Dati atteindrait les 600.000 euros.

Mais si le montant interpelle déjà, c'est la déclaration d'intérêts de l'eurodéputée que cette dernière a dû remettre en 2014 à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique qui pose surtout problème. En effet, celle-ci ne fait, à aucun moment, mention d'une quelconque activité professionnelle pour l'année 2009 en tant qu'avocate. Or, si l'on en croit le journal français L'Express, Rachida Dati travaillait déjà bel et bien à l'époque pour l'Alliance. Ce à quoi, l'avocat de l'ex-ministre, interrogé par L'Express, a répondu en expliquant que Dati avait signé une convention en 2009 mais qu'elle n'aurait réellement pris fonction qu'en 2010. Toutefois, une source proche de Renault-Nissan a démenti cette allégation.

La déclaration stipule malgré tout les honoraires hors taxe perçus par l'eurodéputée pour les années 2000 (625.000 euros), 2011 (539.000 euros), 2012 (704.000 euros) et 2013 (205.000 euros). Selon L'Express, L'ancienne ministre de la Justice venait principalement en aide au groupe automobile pour développer son activité au Proche Orient et en Afrique du Nord.