Budget

Les 3,45 milliards d’euros - trois milliards d’aides publiques et une prime de 450 millions - que KBC remboursera avant la fin de l’année au gouvernement n’auront aucune influence pour le budget de l’Etat fédéral, mais doivent permettre d’aider à maintenir la dette sous le seuil des 100 % du PIB, a indiqué lundi le porte-parole du ministre des Finances, Rik Otten. Ce montant sera bien intégré aux tableaux du budget. Mais il ne peut, selon les règles européennes, être pris en compte dans le budget 2012, a précisé Rick Otten. L’opération aura toutefois une influence sur la dette de l’Etat. Ces 3,45 milliards d’euros représentent environ 1 % du Produit intérieur brut (PIB). Le remboursement accéléré devrait permettre d’aider à maintenir le niveau de la dette sous les 100 % du PIB. Ce seuil symbolique risque, en effet, d’être franchi en raison de l’augmentation de capital de Dexia : l’Office européen des statistiques (Eurostat) a fait valoir récemment que les 2,9 milliards d’euros à emprunter par la Belgique pour l’augmentation de capital de Dexia devaient être inscrits dans le budget 2012. En raison de la crise financière et économique, la dette belge a recommencé à croître. Elle atteignait 84 % du PIB en 2007 mais a grimpé à 97,8 % en 2011. Elle risque de franchir cette année le seuil des 100 % du PIB en raison de la recapitalisation de la banque Dexia en cours de démantèlement, alors que les critères de convergences (ou "critères de Maastricht") interdisent en principe d’avoir une dette publique supérieure à 60 % du PIB.

Si l’augmentation de capital dans Dexia doit être considérée comme une dépense - comme le présente Eurostat - et non comme un investissement pour la Belgique - ce qu’espère le gouvernement -, la Belgique ne sera pas non plus en mesure de respecter ses objectifs de réduction budgétaire : elle affichera un déficit de 3,6 % et non de 2,8 % en 2012. Si l’opération se produit en 2013, la Belgique aura un déficit de 3 % et non de 2,15 % comme estimé précédemment. (Belga)