La Deutsche Bank confirme qu'elle détient bien les informations bancaires réclamées, notamment, par le Congrès américain. Il s’agit de déclarations de revenus de particuliers et des sociétés de Donald Trump.

Des informations qu’il avait refusé de publier pendant la campagne électorale de 2016, ce qui avait suscité de vives polémiques, et la curiosité du Congrès américain.

Dans une lettre adressée à la Cour d'appel des États-Unis, la Deutsche Bank déclare être “en possession des déclarations d'impôt (sous forme de projet ou sous forme déposée)”.

La lettre répondait en fait à une question posée la semaine dernière aux avocats de Deutsche Bank et de Capital One, les deux institutions financières qui ont été assignées à comparaître par des comités de la Chambre en avril dernier.

De son côté, Capital One a également répondu, affirmant pour sa part qu'elle “ne possède aucune déclaration de revenus”.

Les déclarations de revenus de Donald Trump suscitent une vive curiosité depuis qu’il a refusé de les publier pendant la campagne de 2016, rompant avec des décennies de tradition de candidat.

Mais un avocat des comités du Congrès a déclaré lors de l’audience de la semaine dernière qu’il y avait de bonnes raisons de rechercher les documents.

Certains documents intéressent dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent

Deutsche Bank est depuis longtemps le principal prêteur de Donald Trump. La banque dispose d’ailleurs de données financières beaucoup plus détaillées comme les états financiers et les documents détaillant l’organisation du réseau d’entreprises Trump.

Selon le New York Times, il s’agit d’informations beaucoup plus croustillantes pour le Congrès, mais également pour la justice américaine qui s’intéresse à des dossiers de blanchiment d’argent dans l’immobilier.

C’est plus précisément le comité des services financiers qui examine les finances de Donald Trump afin de déterminer s’il a aidé les Russes et d’autres acheteurs étrangers à blanchir de l’argent par le biais de ses biens.

Les enquêteurs du Congrès estiment d’ailleurs que ces documents pourraient être plus utiles que les “simples déclarations d’impôt” puisque cela permettrait de comprendre le réseau d’entreprises de l’actuel locataire de la Maison Blanche, qui ne voit pas d’un très bon œil toutes ces informations qui circulent à propos de ses finances.