Le parquet de Versailles a requis mardi deux millions d'euros d'amende contre Ikea France, filiale française du géant de l'ameublement suédois, poursuivie pour avoir espionné plusieurs centaines de salariés, dont des syndicalistes.

L'enjeu de ce procès est celui "de la protection de nos vies privées par rapport à une menace, celle de la surveillance de masse", a déclaré la procureure Paméla Tabardel devant le tribunal, en demandant que la réponse pénale soit un message fort envoyé à toutes les sociétés commerciales.