Axel Miller succédera officiellement à Pierre Richard à la présidence du comité de direction de Dexia le 1erjanvier 2006. Mais le vrai passage de témoin a eu lieu jeudi lors d'un conseil d'administration où le futur CEO a présenté la nouvelle structure d'organisation du groupe.

C'était aussi le dernier conseil présidé par François Narmon, qui est avec Pierre Richard, un des deux pères fondateurs du groupe né en 1996 de la fusion entre le Crédit communal de Belgique et le Crédit local de France.

Axel Miller sera-t-il l'homme d'une autre (grande) alliance? Clairement, il ne veut pas se mettre la pression. Le comité de direction «continuera à réfléchir sur les pistes stratégiques», a-t-il dit lors d'une rencontre avec la presse. Mais Dexia a le «luxe» de ne «pas être pressé», de ne «pas avoir de problèmes urgents».

Axel Miller refuse de qualifier d' «échec» le fait que Dexia n'a pas racheté la banque roumaine BCR. «Quand on voit les prix cités, on n'a pas de regrets particuliers, a-t-il souligné. On n'a pas la pression du deal. Nous avons des leviers de développement, a-t-il insisté. On regarde les zones intéressantes en termes de croissance future avec un minimum de discipline.»

L' «Orient» est la troisième région du groupe. «Nous ferons dans 10 ans au Japon ce que nous faisons actuellement aux Etats-Unis», a souligné de son côté Pierre Richard, le futur président du conseil.

Avec sa nouvelle structure d'organisation (LLB du 18/11), Axel Miller a voulu mettre en place «un groupe plus unifié en termes de commandement». Mais en même temps, il veut laisser un poids décisionnel aux entités opérationnelles. Il parle d'une organisation «horizontale et flexible».

© La Libre Belgique 2005