"Un bon trimestre qui a produit une bonne série de résultats, de solides et robustes performances commerciales et, ce qui est encore mieux, une bonne tenue de tous les métiers." Telle est l'analyse qu'a livrée Axel Miller, l'administrateur délégué de Dexia, à propos des résultats du groupe franco-belge au 3e trimestre, hier, au cours d'une conférence de presse téléphonique.

Sur cette période, le bénéfice net, part du groupe, a atteint 612 millions d'euros, un chiffre meilleur que prévu par les analystes, en hausse de 21,7 pc. Si l'on ne tient pas compte d'éléments non récurrents ou de nature exceptionnelle, la hausse s'élève à 13,3 pc, précise Dexia. Parmi ces éléments exceptionnels, Axel Miller a cité, d'une part, la coentreprise avec Royal Bank of Canada, qui a généré un gain en capital de plus de 200 millions d'euros et, d'autre part, la réalisation d'actifs, en portefeuille pour plus de 100 millions d'euros, en vue de l'acquisition de Denizbank en Turquie, cette opération en elle-même ne devant être prise en compte que dans les chiffres du dernier trimestre.

Quoi qu'il en soit, le résultat est positif, estime Dexia. "Les bénéfices sont totalement en ligne avec les trimestres précédents et permettront d'atteindre les objectifs annuels", a souligné Axel Miller qui a ajouté que sur base des trois premiers trimestres, "2006 promet d'être une nouvelle bonne année pour Dexia".

Toujours au troisième trimestre, le bénéfice par action est fixé à 0,56 euro, en hausse de 19,1 pc par rapport au 3e trimestre 2005. Axel Miller s'est surtout attaché à commenter les chiffres cumulés des neuf premiers mois de l'année. Sur cette période, le résultat net, part du groupe, atteint 1,963 milliard d'euros, ce qui représente une hausse que le patron de Dexia qualifie de "très nette" de 32,2 pc (14,3 pc si l'on ne tient pas compte des éléments non récurrents). Sur ces trois trimestres, le bénéfice par action ressort à 1,80 euro (1,36 euro en 2005) et la rentabilité des fonds propres s'élève à 23 pc sur base annuelle, contre 19,3 pc en 2005.

"Plus bas niveau de risque"

Concernant les coûts, en hausse de 5,1 pc (6,1 pc hors éléments exceptionnels), Axel Miller a estimé qu'ils restaient en ligne et totalement sous contrôle. Il s'est par ailleurs réjoui que Dexia présente "un plus bas niveau de risque que la plupart de ses concurrents". Sur les neuf premiers mois de 2006, les revenus de Dexia s'élèvent à 5,127 milliards d'euros, soit une hausse de 16,4 pc par rapport à la même période l'an dernier (9,5 pc hors éléments non récurrents). Le groupe a profité "notamment de bonnes performances des métiers d'assurances, de gestion d'actifs et des services aux investisseurs, qui enregistrent tous des taux de croissance supérieurs à 20 pc", souligne Dexia dans un communiqué. Quant aux revenus du 3e trimestre, ils atteignent 1,663 milliard, soit une progression de 10,1 pc par rapport au 3e trimestre 2005 (8,4 pc hors éléments de nature exceptionnelle).

© La Libre Belgique 2006