Les autorités roumaines ont reçu sept offres dans le cadre de la privatisation de Banca Commerciala Romana (BCR), la plus grande banque du pays. Les sept banques concernées sont la Deutsche Bank, Millenium BCP, Erste Bank, la Banque Nationale de Grèce, Banca Intesa, BNP Paribas et Dexia. La KBC et le groupe Fortis n'ont finalement pas déposé d'offre. Elles sont les deux seules institutions sur la «short list» à se retirer de la course.

Ayant signé l'accord de confidentialité, KBC et Fortis donnent peu de commentaires sur ce retrait qui, disent-ils, n'enlève rien à leur intérêt pour ce pays et la région. «Des considérations d'allocation des capitaux ont été un élément déterminant de cette décision», précise juste le communiqué de KBC.

Discipline stricte

D'après Bertrand Veraghaenne, analyste chez Petercam Asset Management, le retrait de KBC n'est pas une surprise. Le groupe a fait comprendre récemment que sa priorité était le rachat des parts des minoritaires dans les différentes institutions en Europe centrale et de l'Est où il est présent.

En revanche, l'analyste estime plus étonnant le retrait de Fortis. Cette décision traduit, selon lui, sans doute une «discipline très stricte» dans les critères d'investissement.

Quant au groupe Dexia, il a montré à plusieurs reprises sa détermination à s'implanter dans cette région du monde.

Cela fait maintenant plusieurs mois que le processus de privatisation de la BCR a été lancé. Le prix pour les 62pc mis en vente est estimé à un montant compris entre 2,5 et 3 milliards d'euros, soulignait le «Wall Street Journal» (WSJ). Ce qui correspondrait à environ quatre fois les fonds propres. Selon le WSJ, la banque autrichienne Erste Bank Group est donnée favorite.

D'après certaines sources, le choix du repreneur pourrait être fait d'ici trois semaines.

© La Libre Belgique 2005