Le président du PS Elio Di Rupo a profité du congrès du Parti Socialiste Européen (PSE) à Porto, au Potugal, pour proposer la création d'un fonds européen de fermeture et de licenciements collectifs pour les victimes de restructurations. A l'occasion du sommet des leaders socialistes européens, il a souligné l'importance du contenu du rapport Baker sur la situation en Irak.

Au congrès du PSE, M. Di Rupo a sensibilisé ses collègues leaders et premier ministres socialistes au sort des travailleurs de VW Forest. Il a demandé que l'on envisage la création d'un fonds européen de fermeture et de licenciements collectifs pour les victimes de restructurations, indique vendredi un communiqué du PS.

Il devrait fonctionner comme l'a fait à l'époque celui de la CECA qui a permis d'accompagner les restructurations du monde de la sidérurgie et des charbonnages européens.

Le président du PS s'est aussi fermement opposé aux démarches de l'Union européenne qui pourraient conduire à soumettre les soins de santé à la concurrence économique. Aussi demande-t-il que l'Union Européenne déclare les soins de santé Droit Humain Fondamental.

M. Di Rupo a également insisté auprès de ses collègues pour que l'Union européenne évite de déréguler totalement les services postaux. Par ailleurs, et dans le cadre du Sommet des leaders du Parti Socialiste Européen, il a mis en évidence les conclusions du rapport du Groupe d'Etude sur l'Irak, présidé par James Baker.

Selon lui, ces conclusions révèlent la justesse de l'analyse de certains leaders Européens, en particulier des socialistes, dont le PS belge.