Le ministre bruxellois réagit aux attaques du Beci et de Philippe Close.

Intitulé “Le devoir de réserve d’un fonctionnaire”, le patronat bruxellois a sorti un communiqué au vitriol, mardi. Dans le viseur du Beci ? Isabelle Grippa, la nouvelle patronne de Hub Brussels, qui, samedi dans un entretien à La Libre, exprimait des doutes sur les retombées positives pour l’économie bruxelloise de projets commerciaux tels que Neo ou Docks. La veille, le bourgmestre PS de Bruxelles avait déjà tenu à réagir : “La méthode Neo est justement la méthode à suivre.”

Le Beci parle, dans le chef d’Isabelle Grippa, d’un “manque de déontologie”, d’une “faute”, dont “il reste à déterminer la gravité”. Par voie de communiqué Jan De Brabanter, secrétaire général du Beci, estime qu’“il n’appartient pas à une fonctionnaire de critiquer publiquement des politiques, des décisions, des projets soutenus à Bruxelles, en stigmatisant telle ou telle entreprise”.

Quelle faute ?

Contacté par La Libre, Didier Gosuin (Défi), ministre bruxellois de l’Économie, ne voit pas en quoi la CEO de Hub Brussels aurait commis une faute. “Elle n’a fait que relayer la teneur d’une étude sur les habitudes de consommation des Bruxellois. C’est un fait. Je ne vois pas pourquoi certains veulent en faire une crise d’État ou une crise de Hub !” 

Ladite étude, commandée par le gouvernement bruxellois, portait sur les habitudes de consommation des Bruxellois. Elle montre notamment que, pour les achats courants, la population privilégie largement les commerces de proximité au détriment des grands centres commerciaux. “En disant qu’à l’avenir, il faudra soutenir des concepts commerciaux innovants, Mme Grippa ne critique en rien la politique du gouvernement. Je ne vois donc aucune raison de lui reprocher quoi que ce soit”, conclut le ministre Gosuin.