Beci, la chambre du commerce et union des entreprises de Bruxelles, a tenu à réagir l'interview d'Isabelle Grippa que nous avons publiée ce samedi 18 mai. Isabelle Grippa, c'est la personne à la tête de la jeune agence publique bruxelloise Hub.Brussels. 

Ses propos, très critiques envers plusieurs modèles commerciaux entre autres, ont suscité quelques réactions. Philippe Close revenait plus tôt aujourd'hui sur la vision qu'Isabelle Grippa a du projet Neo.

Beci estime pour sa part qu'Isabelle Grippa, en tant que fonctionnaire publique, aurait dû faire preuve d'un certain devoir de réserve. Pour la chambre du commerce de Bruxelles, il s'agirait même là d'un manque de déontologie.

"A quelques jours de la tenue d’un triple scrutin électoral, il n’appartient pas à une fonctionnaire de critiquer publiquement des politiques, des décisions, des projets soutenus à Bruxelles, en stigmatisant telle ou telle entreprise. En tant que CEO de Hub.Brussels, Madame Grippa doit s’attacher à mettre en œuvre le contrat de gestion, de manière loyale vis-à-vis de son autorité de tutelle, sans parti pris et au service de tous les entrepreneurs, sans discrimination aucune", précise le communiqué que nous avons reçu. 

Même position que Philippe Close

Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close (PS), défendait donc le projet Neo, taclé par Isabelle Grippa, en affirmant qu'il s'agit bien plus d'un centre commercial et qu'il était la preuve d'une entente entre la Région et la Ville, chose plutôt "rare" ces dernières années, selon l'élu.

Beci campe sur la même position. "Le projet Neo a réussi à mobiliser un milliard d’euros d’investissements à Bruxelles. Beci s’étonne que la CEO de Hub Brussels cible et critique un tel projet. Beci partage pleinement la réaction de Philippe Close, bourgmestre de Bruxelles, qui insiste sur la pertinence de ce projet. A l’heure où l’on veut attirer des investissements à Bruxelles, les critiques de Madame Grippa semblent incompréhensibles.

"Le rôle d’une CEO d’un organisme public n’est pas de promouvoir des opinions politiques personnelles, quelles qu’elles soient, mais d’œuvrer, en concertation et avec l’approbation des organes de décision compétents, à la réalisation d’objectifs communs. Un CEO qui s’exprime au nom de l’organisme qu’il dirige, ne peut pas présenter des opinions personnelles comme des positions assumées collectivement", précise encore le communiqué. 

Les représentants de Beci appellent donc Hub.Brussels à prendre des mesures adéquates concernant les propos d'Isabelle Grippa. Reste à savoir lesquelles.