L'enseigne, au bord de la faillite, va supprimer une cinquantaine d'emplois.

Un accord social vient d'être conclu au sein de l'enseigne Orchestra Prémaman, annonce samedi la permanente CNE Myriam Djegham. La filiale belge du groupe français a été entraînée dans la chute de sa maison-mère fin septembre et avait demandé au tribunal de l'entreprise une procédure en réorganisation judiciaire (PRJ), afin de se protéger de ses créanciers pendant quelques mois et espérer d'ici là trouver des solutions financières pour sauver ce qui peut l'être.

Fin octobre, on apprenait que sept magasins belges, sur la quarantaine que compte Orchestra Prémaman, allaient fermer, ceux de Halle, Turnhout, Wijnegem, Diest, Korbeek-Lo, Nivelles et l'outlet de Molenbeek. Ce sont désormais cinq autres qui s'ajouteront à la liste fin décembre ou début janvier : quatre en Flandre et celui de Herstal, en province de Liège, indique Myriam Djegham. "Le choix s'est opéré en fonction du manque de rentabilité ou du fait que la direction n'a pas pu négocier une baisse de loyer avec les propriétaires", indique-t-elle.

Concernant l'aspect social, une cinquantaine d'emplois seront supprimés, dont des employés avec des contrats à durée déterminée qui ne seront pas reconduits. "On ne devrait pas pouvoir éviter les licenciements secs mais nous avons pu négocier des mesures comme les départs volontaires, les reclassements dans d'autres magasins et le RCC (prépension, NdlR) dès 58 ou 59 ans", indique la permanente syndicale.

La PRJ d'Orchestra Prémaman devrait s'achever fin mars. Les syndicats craignent de nouvelles suppressions d'emplois à son terme car le risque d'aveu de faillite de l'enseigne n'est pas écarté.