Un conseil d'entreprise s'est tenu jeudi matin à Durobor, la dernière gobeletterie de Belgique située à Soignies. La direction a fait état aux syndicats de la situation critique de l'entreprise, qui attend depuis plus d'un mois une réponse de sa banque partenaire pour un octroi de crédit de la dernière chance.

Les dettes de Durobor vis-à-vis de ses fournisseurs et de l'ONSS se montent actuellement à 2 millions d'euros. Les salaires et primes des 150 ouvriers, employés et cadres ont toutefois été payés. Une partie des ouvriers est en chômage technique et une demande a été formulée à l'Onem pour que des employés puissent également être mis en chômage temporaire.

Le propriétaire néerlandais de l'usine, Herman Green, pourtant très désireux de poursuivre l'activité, a déclaré lors du conseil d'entreprise qu'il se donnait jusqu'à la fin du mois pour décider s'il jette l'éponge ou pas. Le besoin d'un crédit bancaire de 10,5 millions d'euros est vital pour la survie de Durobor.

La banque avait annoncé qu'elle donnerait sa réponse aux alentours de Noël avant de s'accorder un délai de réflexion supplémentaire qui pourrait prendre fin la semaine prochaine, nous dit-on. Avant de dire "oui", elle souhaiterait que les actionnaires de Durobor épongent d'abord leur passif de 2 millions d'euros.

La Sogepa (bras financier de la Région wallonne) est actionnaire de Durobor à 48% et propriétaire des murs et des outils. Selon des sources proches de la Région wallonne, un point proposant un nouveau schéma d'intervention pour Durobor devrait être mis à l'ordre du jour du conseil d'administration de la Sogepa vendredi.

La Sogepa avait déjà validé fin novembre une enveloppe de financement de 4 millions d'euros pour moderniser les outils de production de l'usine. Les actionnaires privés, eux, se réuniraient lundi à ce même sujet.