On attendait une décision avant Noël de la banque BNP Paribas Fortis, partenaire financier du projet de relance de Durobor, au sujet de l'octroi d'un crédit de 10,5 millions d'euros, seule solution pour assurer la survie de l'entreprise.

Mais on appris vendredi à bonne source, que la banque reportait sa décision à janvier, ayant besoin de "garanties supplémentaires. Les négociations se poursuivent", nous dit-on.

Les financements des salaires des travailleurs de la dernière gobeleterie de Belgique, située à Soignies, sont toutefois assurés, ainsi que le paiement des factures énergétiques.

La situation de Durobor est critique. L'entreprise, aux outils obsolètes, subit de lourdes pertes financières. Son propriétaire néerlandais, Herman Green, a abandonné son projet de construction d'une nouvelle usine, au profit de la création de lignes de production modernes au sein des bâtiments actuels.

La Sogepa, le bras financier de la Région wallonne, est co-actionnaire de Durobor à 48%. Elle a validé fin novembre un financement de près de 4 millions d'euros. Les actionnaires privés doivent donc injecter plus de 10 millions d'euros dans l'entreprise pour porter son projet de modernisation. Si la banque refuse d'octroyer le crédit, ce sera la faillite pour Durobor.