Brussels Airport va-t-il bientôt accueillir la compagnie britannique à bas tarifs easyJet, grande rivale de Ryanair ?

Depuis quelques années, cette perspective est souvent évoquée. Jusqu'à présent, elle n'a jamais été concrétisée, en dépit de plusieurs approches. Mais les choses pourraient évoluer. Il nous revient qu'easyJet a, il y a quelques mois, demandé de pouvoir bénéficier de certains "slots" à Bruxelles-National, entendez des droits de décollage et d'atterrissage. Et cela pour la prochaine saison d'été. Une demande formulée à un "slot coordinator", organisme indépendant de l'aéroport et des compagnies aériennes.

Alors réel intérêt ou coup de bluff ? Il convient à ce stade de rester très prudent. D'abord parce que par le passé, easyJet a déjà fait de telles demandes de "slots" à Bruxelles sans y donner la moindre suite. Ensuite, parce que dans l'industrie du transport aérien, il est fréquent que des compagnies se positionnent sur plusieurs aéroports simultanément mais décident finalement de privilégier telle ou telle option, en fonction de considérations économiques et stratégiques. Un petit jeu de poker menteur entre concurrents parfois désireux de brouiller les pistes. Chez easyJet, on ne tenait d'ailleurs pas hier à commenter cette information, insistant sur le fait que la compagnie était en permanence en négociation avec un grand nombre d'aéroports.

Bref, les avions oranges d'easyJet dans le ciel bruxellois restent à ce stade une simple hypothèse, rien de plus. Mais la perspective même virtuelle à ce stade d'une arrivée d'easyJet à Bruxelles doit en tout cas susciter un certain émoi du côté de Brussels Airlines, la nouvelle compagnie belge née de la fusion de SN Brussels Airlines et de Virgin Express. Brussels Airlines a en effet triplé son offre low-cost qui se décline désormais sur une cinquantaine de destinations. Et verrait arriver un si redoutable concurrent d'un bien mauvais oeil...

© La Libre Belgique 2006