Créée il y a vingt-cinq ans, l'association des économistes de Louvain entend, grâce à ses travaux et aux échanges qu'ils suscitent, «contribuer intelligemment au débat sur le redéploiement économique de la Wallonie». Aussi, plutôt que de souffler ses bougies et de tenir des propos satisfaits, elle organise jeudi prochain, 27 avril, un colloque consacré aux «premières approches de la mise en place du plan Marshall». Afin de contribuer, dit-elle, via les interventions des anciens et des membres du département d'économie, «à une meilleure compréhension des enjeux économiques et sociaux sous-jacents».

«Ce sera aussi l'occasion de resserrer les liens entre les anciens et les jeunes diplômés d'une part, entre le département et les décideurs économiques et politiques d'autre part», déclare Bernard Hanin, président de l'ADEL depuis six ans et par ailleurs responsable des investissements étrangers à l'Agence wallonne pour l'exportation.

Portée sur les fonts baptismaux en février 1980 par le baron van de Rest (tant et si bien que les 25 ans annoncés sont en réalité 26...), l'association a pu compter sur l'appui de membres fondateurs éminents tels que les professeurs Paul Lwenthal, Norbert Martin, Bernard Fierens Gevaert et feu Alexis Jacquemin. Présidée en son temps par le baron Woitrin et Emile Quévrin, elle s'est assurée le concours d'autres personnalités en vue: Anne-Marie Kumps, Alain Siaens, Jean Godeaux, René Lamy, Henri Tulkens, Jean Peterbroeck, feu Eric André, etc. «Nous sommes une passerelle entre les jeunes diplômés et les économistes de terrain», déclare Bernard Hanin, qui insiste, d'une part, sur le «réseautage» qui permet aux jeunes diplômés de trouver un débouché professionnel en faisant jouer les relations, d'autre part, sur la formation continuée aidant à «s'aguerrir» ou à «réactualiser des principes de base».

En 25 ans, le département des sciences économiques (macroéconomie, économétrie, etc.), à ne pas confondre avec l'IAG (microéconomie, gestion, marketing, etc.), a vu défiler quelque 2 500 étudiants. «La notoriété n'est pas notre souci premier», dit Bernard Hanin, qui croit néanmoins à une «certaine influence» au niveau politique et compare l'Adel à une sorte de «shadow cabinet» donnant ses avis et multipliant les contacts.

© La Libre Belgique 2006