Edebex, une fintech belge spécialisée dans la vente de factures en ligne, entend se rapprocher très rapidement du demi-milliard d'euros de factures financées, a annoncé mardi son nouveau CEO Wim De Ridder. 

A terme, elle vise même le milliard d'euros, a-t-il avancé. Le principe d'Edebex est de mettre en relation les TPE et PME en recherche de liquidités avec de plus grandes entreprises disposant de trésorerie et recherchant un rendement que ne permettent plus les taux d'intérêt. Sur cette plateforme en ligne, les vendeurs peuvent se défaire de factures (de 5.000 euros TVA incluse minimum) en 72 heures. Les acheteurs se les octroient, à prix réduits, et peuvent tabler sur un rendement compris entre 6 et 8%.

La structure emploie 40 personnes, qui travaillent presque toutes depuis le siège de l'entreprise à Bruxelles. La start-up, née il y a six ans, continue d'ailleurs d'engager. Outre le marché belge, elle est aussi présente en France, au Luxembourg, aux Pays-Bas ou encore au Portugal. Grâce à cela, elle a affiché une croissance de plus de 80% l'an dernier.

Forte de ces performances, Edebex table sur plus de 400 millions d'euros de factures financées pour l'année 2019. Elle vise ensuite le demi-milliard d'euros "dans un futur proche" et le milliard "le plus rapidement possible" après cela.

Pour cela, le nouveau CEO table sur les multiples avantages de ce "site internet de rencontres pour les entreprises" ou "eBay des factures": accessibilité (avec 80% des factures qui lui sont soumises acceptées), vitesse, liberté, transparence et un site internet en ligne 24h/24 et 7j/7. Autant de facteurs différenciateurs qui ont permis à la fintech d'être une pionnière de cette solution permettant de trouver rapidement des liquidités pour les entreprises.

Et d'être aujourd'hui imitée par d'autres, le besoin sur le marché étant réel. Ce qui n'inquiète pas Wim De Ridder. "Je vois la concurrence d'un bon œil. Nous avons toutefois encore beaucoup d'avance et nous continuons à évoluer", se vante-t-il. Les nouvelles technologies sont maximalisées et de nouveaux produits seront en effet bientôt lancés.

"Nous voulons dès lors devenir un 'game changer' dans le monde de la facturation. Nous sommes en route vers le sommet de l'Everest et sommes déjà dans le camp de base, où nous devons consolider notre position", illustre le nouveau CEO.

Des challenges auxquels est rompu cet expert du secteur et du management âgé de 48 ans. Cela fait 20 ans qu'il évolue dans le monde de la finance. Il est notamment passé par Western Union ou Petercam, qu'il a quitté il y a quatre ans pour rejoindre Edebex. Directeur d'exploitation (COO - chief operating officer), il y a travaillé sur les processus et les technologies et a finalement accepté de reprendre le poste tenu depuis six ans par Xavier Corman, cofondateur d'Edebex.