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Dette de la Grèce, recapitalisation des banques et création d’un pare-feu capable de contenir la contagion qui menace d’emporter la zone euro, gangrenée par la crise de la dette.

Ces trois dossiers constituaient hier soir le menu hautement explosif des 17 chefs d’Etat et de gouvernement, autant de menaces sur l’intégrité et la cohésion d’une Europe, scrutée par les marchés financiers et regardée aujourd’hui depuis Washington ou Pékin avec inquiétude, parfois une pointe de condescendance.

Car les problèmes de la zone euro constituent désormais une hypothèque pour la croissance mondiale. Des réponses fortes étaient attendues durant la nuit sous peine d’inévitables nouvelles secousses boursières.

Dans ce contexte de doute, la zone euro avoue aujourd’hui publiquement son impuissance à s’en sortir seule pour alimenter son Fonds européen de stabilité financière (FESF) et multiplie les appels du pied aux grands pays émergents, Chine en tête.

Ce SOS envoyé par l’Europe aux puissances émergentes constitue une évolution inimaginable il y a quelques années encore. Qui traduit certes les changements dans les rapports de force entre grandes puissances de la planète mais aussi et surtout la profondeur de la crise de confiance actuelle sur le Vieux Continent dans la capacité du projet européen, miné par les divisions, à surmonter cette crise et à oser franchir une nouvelle étape vers plus d’intégration et de solidarité.

L’Europe doit retrouver un grand dessein "politique". Et vite. Car la peur est souvent mauvaise conseillère, ne l’oublions jamais