Le trader anversois Efico dément formellement être intéressé par une reprise de l'usine Kraft de Jupille. Lundi, une dépêche de l'agence Belga affirmait que cette usine, dont la fermeture avait été annoncée en novembre dernier ­- entraînant la suppression de 93 emplois -, pourrait être reprise par un tandem composé du trader anversois Efico et du torréfacteur italien Ecaf.

Mais selon Patrick Installé, administrateur délégué d'Efico, cette information est totalement fausse. "Nous ne sommes associés ni de près ni de loin à ce dossier", dit-il.

Acheteur et vendeur de "café vert", c'est-à-dire la matière première avant torréfaction, Efico ne souhaite en aucun cas s'associer à un torréfacteur car cela reviendrait selon Patrick Installé "à se tirer une balle dans le pied".

L'administrateur délégué regrette notamment que Belga ait cité des grandes surfaces comme Aldi ou Lidl car, dit-il, ce sont ces magasins qui rendent la vie très difficile aux petits torréfacteurs clients d'Efico en Belgique.