La direction d'Eli Lilly Benelux a annoncé jeudi son intention de mener un plan de réorganisation qui pourrait impliquer le licenciement d'un maximum de 45 collaborateurs dans son activité de santé humaine à Bruxelles et de 23 autres collaborateurs dans sa division de santé animale (Elanco) à Anvers. Les deux entités concernées comptent actuellement 204 collaborateurs.

Eli Lilly dit être confrontée en ce qui concerne sa branche 'santé humaine', en Belgique comme dans différents pays européens, à des pressions économiques accrues dans un marché pharmaceutique de plus en plus complexe. La société ajoute qu'elle doit également faire face à la perte de brevets de plusieurs produits phares et que l'arrivée de nouveaux produits ne permettra pas de compenser la chute du chiffre d'affaires, d'autant plus que de nombreuses incertitudes pèsent encore sur les dates de mise sur le marché.

En ce qui concerne sa branche 'santé animale', qui représente un axe de développement majeur du groupe, le groupe explique que ses acquisitions ces dernières années entraînent une adaptation de l'organisation, qui se traduit à Anvers par "l'ajustement de certaines fonctions".

Elanco, une division d'Eli Lilly and Company, qui emploie environ 7.000 personnes dans plus de 40 pays, est le deuxième acteur mondial en santé animale, après les acquisitions réalisées en 2010 des 'droits au portefeuille' Pfizer, en 2011 de Janssen Animal Health, en 2012 de ChemGen, en 2014 de Lohmann Animal Health et en 2015 de Novartis Animal Health.

"Une inflexion de la stratégie a été définie par le groupe au niveau international. Elle prévoit de se recentrer sur quelques domaines thérapeutiques clés, d'être plus sélectif dans les programmes de recherche et développement, et de favoriser les zones géographiques à potentiel de croissance", explique Eli Lilly. "Le plan stratégique prévoit de réduire les dépenses et de rendre l'organisation plus souple et plus efficace", ajoute la société.

La direction va prochainement entrer dans la phase de consultation avec les représentants du personnel. Elle s'engage à étudier toutes les pistes pour limiter le nombre de licenciements.