Les fédérations Horeca s’en réjouissent. Les émetteurs plaident pour une augmentation de leur valeur faciale.

D’après les chiffres des trois émetteurs de titres-repas en Belgique (Edenred, Monizze et Sodexo), durant la première semaine de déconfinement des restaurants, les bénéficiaires de titres-repas ont soutenu le secteur de l’horeca en y utilisant pour l’équivalent de 3,5 millions d’euros.

Les fédérations Horeca régionales s’en réjouissent. Selon Thierry Neyens, président d’Horeca Wallonie, cité dans le communiqué de presse commun des trois émetteurs, les titres-repas «ont un impact significatif sur le chiffre d'affaires de nos restaurateurs.» Et de rappeler que Aet de rappeler que lesdits titres-repas, dont le secteur souhaite stimuler davantage l'utilisation «ont été créés à l'origine pour aider les employés à acheter leur déjeuner. Le secteur de la restauration est étroitement lié à cet objectif de départ. »

Les titres-repas en chiffres

La moitié des travailleurs en Belgique (2.050.000 en 2019) bénéficie de titre-repas dont la valeur faciale moyenne est de 6,64 euros et la valeur maximale de 8 euros. Quelque 75.000 entreprises l’octroient et ils sont utilisables auprès de 25.000 commerçants affiliés.

Selon une enquête de VIA Belgique dont sont membres Edenred, Monizze et Sodexo, le système satisfait environ plus de huit bénéficiaires, employeurs et commerçants sur dix.

Pour un belge sur deux, le titre-repas garantit l’achat de produits d’alimentation même en temps de crise. 74% des consommateurs privilégient d’ailleurs les commerces qui acceptent les titres-repas et

84% utilisent le montant reçu dans le mois. Le titre-repas représente un tiers du budget alimentaire mensuel des consommateurs.

Du côté des commerçants, 60% indiquent que les titres-repas ont un effet positif sur leur chiffre d’affaire ; pour un commerçant sur trois, ils représentent même 10% de son chiffre d'affaires.

Pour des titres repas valorisé

Fort de ces chiffres, mais aussi du fait que ces titres-repas ne peuvent être utilisés qu’en Belgique et que 1 euro de titre-repas utilisé représente 1,80 euro injecté dans l’économie belge et locale par un effet de levier, VIA Belgique plaide pour une augmentation de leur valeur faciale. Olivier Bouquet, son président, également cité dans le communiqué, ajoute que «les titres-repas peuvent encore signifier beaucoup plus pour l'économie locale et le secteur de la restauration. Une augmentation de la valeur faciale des titres-repas (par exemple de 8 à 10 euros) entraînerait automatiquement une hausse des volumes utilisés dans nos réseaux de restaurants, mais aussi chez les boulangers et bouchers locaux, ce qui se traduirait par une augmentation de leur chiffre d'affaires et de la création d'emplois. Cette mesure serait également positive pour le pouvoir d’achat des Belges.»