L'audience est prévue mardi matin. En cause, Engie vient de décider de mettre fin aux services de restauration dans son entreprise, suspendus depuis le début de la pandémie, annonce La DH. API Restauration avait remporté le marché, en 2015, pour la gestion des restaurants d'entreprise chez Engie, acceptant de reprendre le personnel selon la Convention collective 32 bis à propos du maintien des droits des travailleurs en cas de changement d'employeur.

38 emplois menacés

"Le contrat de collaboration finit ce 31 mars 2021 et Engie avait informé ma cliente qu'un nouvel appel à candidatures serait lancé. Ma cliente était donc rassurée car elle était en bonne position pour remporter le marché et, si elle ne le remportait pas, elle ne devrait pas supporter le passif social", a expliqué Me Antoine Chomé, conseil d'API Restauration. "Sauf qu'en février dernier, Engie, contre toute attente, a annoncé à ma cliente qu'elle mettait fin au 'catering' dans son entreprise. Cela veut dire pour API Restauration opérer un licenciement de 38 personnes car elle ne peut pas travailler et n'a pas pu le faire depuis des mois. En temps normal, elle fournit entre 1.000 et 1.500 repas par jour dans l'Engie Tower à Bruxelles", a précisé l'avocat.

Ce dernier demande donc au tribunal d'ordonner une médiation dans ce litige, voire d'enjoindre Engie à renégocier ou prolonger le contrat avec API Restaurant, en tenant compte de l'arrêt de travail forcé de l'entreprise durant la pandémie de coronavirus, pour tenter de sauver les emplois menacés.