"Le CSEC d'Ineo a émis à l'unanimité un avis négatif sur le projet de création de Bright, qui regroupera en France Ineo et Axima, et en Europe l'ensemble des activités d'Engie d'installation et de services en génie électrique et frigorifique", écrit l'intersyndicale (CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC).

Selon les syndicats, 74.000 salariés, dont 27.000 en France, sont concernés par cette évolution appelée Bright et dont le périmètre est compris entre 12 et 13 milliards d'euros.

Ce projet d'Engie, ex-GDF-Suez, concerne notamment des activités d'installations électriques, chauffage, ventilation et climatisation ainsi que les services liés à l'information et la communication.

Incompatibilité

"Les organisations syndicales d'Ineo refusent ce projet fait uniquement pour répondre aux appétits financiers de nos actionnaires, assurent-elles encore. Engie est pressé de dégager des ressources pour investir sur ses nouvelles priorités, d'où la création de Bright au 1er juillet 2021. Nous jugeons cette précipitation non compatible avec les enjeux sociaux."

"Nous n'avons aucune visibilité sur les intentions du groupe, notamment sur le profil du ou des futur(s) actionnaires ou encore le périmètre de la cession", s'inquiètent encore les organisations syndicales.

Engie a dévoilé mi-mai sa nouvelle stratégie qui mettra l'accent sur les énergies renouvelables, un domaine porteur dans lequel le géant français de l'énergie entend accélérer avec de gros investissements, tout en conservant la distribution de gaz naturel.

Engie, qui s'était engagé en février à sortir du charbon via la fermeture de quatre de ses centrales, le cession de deux autres et la conversion au gaz ou à la biomasse des quatre dernières, a indiqué viser au total 9 à 10 milliards d'euros de cessions pour la période 2021-2023.