Aujourd’hui, c’est la Française Isabelle Kocher qui occupe ce poste.

Les nominations ne sont pas encore officielles, mais l’ex-CEO de bpost, Johnny Thijs (voir portrait en page 2), devrait devenir président du conseil d’administration d’Electrabel, rapportait L’Écho ce mercredi. En outre, Étienne Denoël, l’ancien patron de la branche belge de McKinsey, devrait prochainement occuper le poste de vice-président du CA.

Aujourd’hui, le CA de la filiale belge du groupe français Engie est majoritairement composé de Français. Isabelle Kocher, la directrice générale d’Engie, est ainsi présidente d’Electrabel.

Or les relations entre Paris et Bruxelles ont été compliquées ces dernières années. Une “belgicisation” du conseil aurait pour conséquence de renforcer l’ancrage belge d’Electrabel, alors que les sujets de discussion ne manquent pas entre le groupe français et le futur gouvernement belge.

Citons le démantèlement des centrales nucléaires, la gestion des déchets, la prolongation éventuelle de certaines unités nucléaires.

“Jean-Pierre Clamadieu, le nouveau président d’Engie, n’est pas étranger à cette volonté de nommer un Belge à la présidence du conseil d’administration d’Electrabel, nous souffle une source proche du dossier. En tant qu’ancien patron de Solvay, il est particulièrement sensible à cet aspect-là”.

Mission impossible ?

Il reste qu’il sera très compliqué de pacifier les relations entre la Belgique et le groupe français Engie. Il règne une grande méfiance dans notre pays vis-à-vis d’Engie, particulièrement sur la question des déchets nucléaires.