Lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire organisé lundi, les syndicats belges d'Engie ont reçu la confirmation que la Belgique ne serait pas concernée par les activités dont le groupe énergétique français veut se désengager, a indiqué Nicolas Schiettecatte, coordinateur sectoriel gaz et électricité au syndicat CGSLB.

"La direction en Belgique a assuré qu'aucune conséquence négative n'est attendue en Belgique au niveau des activités de Marketing & Sales Electrabel", ajoute Nicolas Schiettecatte. Toutefois, la CGSLB craint à terme un transfert de personnel du département Marketing & sales vers Engie Solutions, ce qui impliquerait pour les travailleurs un changement défavorable de commission paritaire. Rien ne changerait pour les actuels travailleurs mais les nouveaux engagés auront un salaire moins élevé.

Fin juillet, Engie avait annoncé qu'il allait revoir sa participation dans 25 pays et se séparer des deux tiers de ses activités "solutions clients", en difficulté financière. Elles comprennent l'installation et la maintenance de climatiseurs, l'exploitation de stations à l'hydrogène ainsi que des projets de réseaux de chaleur et de froid. Ces mesures décidées par la maison-mère sont davantage orientées vers Engie Solutions qui regroupent les anciennes activités de Fabricom et Axima.

Cette stratégie recouvre "l'accélération de la politique d'investissement dans les énergies renouvelables, des infrastructures mais aussi des solutions clients", précise le syndicaliste. Aucun autre détail sur ce plan stratégique n'a été dévoilé lundi aux représentants du personnel belge. Engie devrait préciser ses intentions dans les semaines qui viennent, signale Nicolas Schiettecatte.